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VIR ANDRES HERA

Le Romanz de Fanuel

2018 | 19:51

Lieu: Restaurant Guo Min



Diarchie

2018 | 5:45

Lieu: Restaurant Guo Min

Biographie de l'imagination

Vir Andres Hera est un artiste franco/mexicain né au Mexique, formé à l'école du Fresnoy de Tourcoing. L'imaginaire de Vir Hera se dit en plusieurs langues: le français, l'espagnol, l'aztèque, le créole, les langues amérindiennes. Toutes ses réalités de la langue se mélangent. Ses images, ses représentations s'expriment toujours avec la vidéo mais avec une idée plus large d'écriture tant le récit est important. Dans ses vidéos, tout y est mystérieusement parsemé d'histoire et de ses anecdotes étranges, de littérature et de ses récits lointains, de mythes religieux et de ses figures oniriques, de paysages sacrés et de son sublime. Avec douceur, rien n'y est jugé supérieur ou vrai, tout est humble et poétique, mis en doute ou révélé, sans temps ni identité.

Faits marquants :

À 7 ans, une amie de sa mère invite sa famille à manger chez eux et pour la première fois Vir Andres Hera entend le français. Depuis ce jour il veut le parler. C'est à 18 ans qu'il concrétise cette envie quand il arrive en France. Il étudie l'arabe à l'Université (car c'était la seule matière où il pouvait postuler à distance). Il découvre la Nouvelle Vague, le cinéma de l’âge d’or mexicain. Son intérêt pour la langue française devient un intérêt plus large pour toutes les langues, il étudie la linguistique. En 2014, il réalise une vidéo intitulée "Talaveresco" sur les langues amérindiennes qui disparaissent. 

À 6 ans, Vir Andres Hera veut devenir prêtre car il aime lire et que dans l'église juste en face de chez lui il voit le prêtre lire en continu la messe. Les images, les représentations, les récits, les mythes que l'artiste utilise sont souvent liés à la culture catholique dont cette église qui diffusait la messe dans la rue avec des baffles de mauvaise qualité vient là comme une étincelle pour allumer cet imaginaire. Car son intérêt va même jusqu'à vivre la vie monastique. En 2014, il vit enfermer dans un couvent où il réalisera une vidéo intitulée "Seconde jeunesse".  

Son oncle Willebaldo Herrera, écrivain mexicain est une personne déterminante pour son imaginaire. Enfant et adolescent, Il reçoit des lettres de lui quand il résidait au Québec en tant que boursier. Homme passionné par Friedrich Nietzsche et de l'écrivaine québécoise d'Anne Hébert, sa maison fait toujours raisonner des musiques différentes, elle est remplie de livres, d'objets disparates comme une collection de papillons, d'animaux empaillés. Il écrit sans cesse et nourrit le rêve de vivre en France. Rêve qu'Andres concrétisera comme pour se venger de l'échec de son oncle. Cet oncle devient plus tard ministre de la culture de l'État du Tlaxcala, État d' où est originaire l'artiste et devient l'historien officiel de la ville. Cette recherche d'identité locale aiguisa non sans doute le goût prononcé de l'histoire de l'artiste.